<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-28187572</id><updated>2011-04-22T04:21:52.471+02:00</updated><title type='text'>V.E.M. (essai photographique)</title><subtitle type='html'>Embarquez sur le navire des apparences et découvrez son carnet de bord. Un grand reportage sur le mensonge formel, si vous préférez !</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://vem1.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28187572/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vem1.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>jean-Luc Gantner</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-mRvgoJL0ohM/TX8U-FgjFwI/AAAAAAAAEbo/VZoUQW5Bq_c/s220/photomobile%2B0.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>1</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28187572.post-114776147647954950</id><published>2006-05-16T08:37:00.000+02:00</published><updated>2007-12-01T11:45:26.583+01:00</updated><title type='text'>PREMIER VOYAGE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;
&lt;b&gt;À PROPOS DU TRAVAIL&lt;/b&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comprenez V.E.M. comme « un grand reportage photographique » ou comme une trahison. Une expérience du mensonge. Comprenez VEM comme une sensation de la mer, puis constatez l’idée macroscopique du monde botanique… ou le contraire si vous préférez.
&lt;br&gt;
Je pensais, j’habite le vide et la matière me renvoie mes limites. Je suis un homme limité. Je suis un homme limité par la forme.
&lt;br&gt;
VEM est un carnet de route, un carnet intime de sensations fortes. Un cri profond contre l’idée des formes obligatoires dans l’information. Une tentative de recul par la poésie, si vous préférez…
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM001-nW.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM001-nW.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM002-nW.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM002-nW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;POINT DE DÉPART DU TRAVAIL :&lt;/b&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;l’interprétation est vaste et forcément subjective, des lignes qui nous entourent et de l’espace qui « forme » l’horizon. Proportions et perspectives oscillent, dans la profondeur… des sentiments. Aussi, les signes « arbitraires » « acceptés » et véhiculés par toutes sortes de convenances détournent l’humanité du grand voyage possible des sens vers la forme discutable, contestable et infinie, et nous conforment au consensus confortable et sécurisant du "point de vue" généralement admis.
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Accoutumé à l'exercice du reportage depuis près de vingt ans, j'avais toujours pu vérifier que les images portaient en elles l'intention d'une vie propre (par opposition à toute fonction « comptable ou documentaire » pour lesquelles elles sont acceptées). Car il est un sens propre aux choses, comme à la réalité du coeur qui les animent. Des visages, des figures ; des formes aléatoires qui réagissent comme des souvenirs qu’on agite à la face d'un monde si "structuré".
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Ces images sont le résultat d'une expérience photographique réalisée sur les bords du Doubs au mois d'octobre 2004 (Un "paysage" d'une surface totale d'à peine cinquante mètres carré). Les prises de vues ont été réalisées sans aucune retouche particulière, à l'aide d'un LEICA M6 équipé d'un objectif ELMAR - 2,8/50mm.
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM004-nW.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM004-nW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM007-nW.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM007-nW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM005-nW.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM005-nW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM008-nW.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM008-nW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM006-nW.0.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM006-nW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je pensais : l’infime est au futur... ce que l’immense et le gigantesque fut au passé. Un courant alternatif d’idées contraires qui s’épousent à la taille du mouvement universel ! Un courant d’idées antagonistes qui donnent aux abîmes leur vertu.
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je pensais, je dépensais… j’avais les poches vides et ça n’avait plus aucune importance. Je pensais… Tout deviendrait possible alors ! Une véritable révolution sensible ! Je pensais à une matière allusive et assez sombre, des lavis sinistres, funestes… qui survivraient après ma mort, et de la matière verte renaîtrait sans cesse dans l’obscurité du ciel (un vert tendre sur beaucoup de noir). Je pensais à « la structure tyrannique du temps qui passe ! aux tempêtes inquiétantes, aux orages un peu forts au-dessus de la mer… je pensais aux courants qui m’entraînent. Je pensais et je dépensais ! Je pensais aux forces électromagnétiques qui font danser les atomes au dessus du vide, aux forces nucléaires ; je pensais aux électrons libres aussi ; aux lois de la gravitation, à la lune qui attirait les vagues ; aux cycle des marées, aux âmes tristes des marées basses…
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Je pensais au monde entier visible… à l’invisible. Je pensais, je dépensais la somme de fragments reconstitués d’un monde perdu et duquel nous étions tous issu ; une somme de particules assemblées, rassemblées… en corps entiers (le résultat d’une addition secrète de la vie réelle à l’échelle d’un univers abstrait). Je pensais, je dépensais tout ce que j'avais sur moi.
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM012-nW.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM012-nW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM009-nW.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM009-nW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;
&lt;b&gt;JOURNAL DE BORD / Premières pages découvertes&lt;/b&gt;
&lt;br&gt;
Sur le Requiem op. 45 de Johannes Brahms
&lt;br&gt;
Denn alles Fleisch, es ist wie gras
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai vu cette mer immense et ces vagues sur l’océan, la lumière par éclat et la tempête qui m’envahirait bientôt. Mais la terre au large revenait comme un flot incessant de rappels à l’ordre de la couleur du monde qui me submergeait. Mes pensées s’agitaient et j’avais peur du vide qui m’avalerait sûrement à la fin ; j’avais peur du vide et de la cohérence de l’horizon céleste ; de la nature infiniment cohérente de l’horizon. Un grand voyage m’attendait dans les embruns et l’écume, une traversée intégrale du grand océan cosmique… et j’échouerai enfin sur la terre nouvelle. Le vert reviendrait ; tout redeviendrait vert à la fin ; à la fin comme tout avait un jour commencer.
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;
&lt;b&gt;JOURNAL DE BORD / Derniers jours d’octobre&lt;/b&gt;
&lt;br&gt;
Sur le Requiem op. 48 de Gabriel Fauré
&lt;br&gt;
Agnus Dei
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Parti depuis tellement de temps déjà ! A bord, tout était calme et j’aurais dû me méfier de l’eau qui dort dans l’obscurité d’une nuit d’automne ; j’aurai dû me méfier de l’eau qui dort et aussi de celle qui croupit sous les ponts ! Le naufrage était imminent, qui s’annonçait dans le silence assez lourd du calme avant la tempête. Un silence pesant et qui m’écrasait sous le poids de l’aube naissante. Le ciel épais se chargeait encore à mesure que mon navire tirait des bords vers l’aurore… Je m’enterrais, m’enfouissais, et mon vaisseau — bourré de vie jusqu’à la gueule — finirait par sombrer complètement. Je continuais de naviguer droit devant moi dans l’épais brouillard et les vapeurs toxiques, mais je sentais déjà la vase m’engloutir. Alors j’envisageais les couches superposées de mousses gorgées d’eau de pluie sur le quai et qui ne débordaient jamais. Je considérais ces surfaces vitales accrochées à la pierre comme autant d’indices à suivre pour retrouver ma route.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Le fond du ciel est vert. La couleur tendre et profonde des sphaignes au bord des étangs et celle des hypnes qui tapissent les sous-bois. Klein avait tout faux… vraiment ! Jamais le ciel ne fut constitué — comme il le prétendait — de ce bleu dont il s’était rendu maître et dieu à la fois. Non,Jamais le ciel ne fut exactement bleu, mais vert au contraire... Oui, vert... comme l’indigo est vert sur le tissu avant de s’exposer à l’air. Le ciel était vert jusqu’au fond de l’espace, un bain moussant de la couleur des plantes essentielles, le vert de la matière organique initiale. Et je me baignais dans cet océan vert et contemplais le ciel gris qui annonçait la tempête. Un raz de marées cellulaire primitif. Oui ! Klein avait eu tord et ses illustres prédécesseurs aussi, qui se baignaient dans l’or fin et l’azur pour définir l’horizon. Klein s’était trompé… autant que les premiers hommes aussi qui voyaient rouge. Oui ! le ciel était vert, comme le monde était vert — je l’affirmais — comme l’eau était verte et la terre aussi. Tout était absolument vert, du début jusqu’à la fin ! La couleur par laquelle tout commence et tout prend vie ; la couleur de la sève nourricière et qui nous protégeait de tout et surtout de partir trop loin.
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM002-cW.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM002-cW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Le vert m’emporterait, et j’en étais déjà recouvert de la tête aux pieds. L’élaboration secrète de l’homme plante était en marche, la progression de l’homme mousse était inéluctable qui forcerait un jour la raison vers les sens… Tout pouvait enfin commencer.
&lt;br&gt;
Tant d’ombres… La fosse commune est grande ouverte à nos pieds, mais d’aucun de nous ne daigne l’envisager en face, qui préfère longer les rambardes et les filets de sécurité. J’étais ainsi fait, qui préférais mes leurres et mes chimères, mes illusions… à la dure réalité du vide qui nous entoure. Un trou de mémoire béant à l’échelle de la pensée universelle, et c’eut peut-être été mieux ainsi pour tout le monde ! Un caveau familial pour l’humanité de toutes les sortes et de tous les temps, une sépulture céleste remplie d’obscurité historique et saturée de procès d’intention. Un trou noir… et « une lumière vive juste après ».
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Je pensais au cosmos, aux forces électromagnétiques et nucléaires, à la physique des cordes qui les unissait, au courant électrique, aux aimants, aux effets mal expliqués de la gravitation sur nos attaches, aux lois qui régissaient l’attraction des corps et son rejet aussi !… au rôle des hypothétiques « gravitons » sur la scène de la passion débridée et des bons sentiments humains. Je pensais aux nombreux fils qui m’agitaient, à toutes ces brides qui me retenaient, à ces chaînes un peu lourdes auxquelles j’étais relié et qui m’empêchaient de manœuvrer à mon gré. Je pensais à tous ces liens qui me contenaient, aux cordes qui m’assuraient et aux fils tendus comme des routes ; des lignes droites tirées au cordeau (et je préférais les lacets !) Des lignes droites un peu longues et ça ne s’arrêterait jamais…
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM004-cW.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM004-cW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM005-cW.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM005-cW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM012-cW.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM012-cW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je pensais aux dimensions de l’univers… aux météorites et aux trous noirs, à tout ce qui pouvait nous engloutir par surprise ou nous rejeter beaucoup trop loin aux confins des galaxies ! Je pensais à tout ce que l’on connaissait par cœur et qui ne voulait strictement rien dire, comme l’hypothèse « infinie » de l’univers, et tout ce qui pouvait continuer après ! Je pensais au réglage à l’échelle nucléaire du temps qui passe et aux dizaines de millions de couleurs qui disparaissaient dans le bleu du ciel… Je pensais au bleu Klein — IKB 2 et 3… (à l’auteur de « l’architecture de l’air » et de « la révolution bleue » ; au maître des âmes libérées et du vide affranchi ; au père de l’espace restitué et de la pesanteur universelle pour tous…) mais ça n’arrangeait rien, bien au contraire.
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM014-cW.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM014-cW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM015-cW.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM015-cW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je roulais dans les vagues, droit devant moi vers le large, les roues pleines de vase qui me retenait. Je cherchais la mer sous ses pieds, à elle ; les dunes pour me rassurer... mais les sommets revenaient sans cesse. Des parois brûlantes au dessus du vide incandescent (et il ferait tellement froid juste après !) Le grand incendie. J'avais juré de me mettre au vert, de tout arrêté... de m'étendre à l'intérieur des cadres rassurants et de convenir à la possibilité d'une chute confortable. Mais la route était encore longue et les précipices nombreux sous les vagues. Je pensais au calme des abîmes et les crises revenaient. Je roulais, je déroulais tout ce qui pourrait bien m'arriver jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien ; un grand vide à la fin.
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;
&lt;b&gt;UN GRAND VIDE À LA FIN&lt;/b&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
BOT. LES MOUSSES : Classe de plantes cryptogames cellulaires (muscinées ou bryophytes) pourvues de chlorophylle, à tiges feuillées sans racines ni vaisseaux, fixées au sol par des poils absorbants, à reproduction sexuée et parfois végétative (bourgeonnement, marcottage naturel) (ex : hypnes, polytric, sphaigne).
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Les mousses sont apparues sur terre il y a 350 millions d’années, après plus de deux milliards d’années de règne sans partage des algues (mais rien n’est moins sûr sur ce point). Par contre, les fossiles prouvent que ces plantes sont restées les mêmes pendant toutes ces années, et qu’elle ont continué de se développer en marge de toute évolution.
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM022-cW.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM022-cW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le vert (un vert de chrome véritable PG 18 mélangé à quelques gouttes de cyanine PB15:3 dans l'huile d'oeillette purifiée. De l'oxyde de fer rouge PR101 et un mélange secret pour faire ressortir le bleu et l'ocre à la fin...)
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;br&gt;
J'avais préféré commencer par du vert un peu fort pour dessiner la mer ; du noir de chine et une terre de sienne avec beaucoup d'eau à la fin. J'avais préféré une mer d'huile sur la terre ferme contre "le bleu profond" des eaux fortes qui m'auraient emportées trop facilement vers le large.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
J'avais tellement peur des eaux profondes... des gouffres sordides et des grands abîmes sans retour. J'avais tellement peur de me laisser emporter...
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Alors j'étalais, je détalais... Je détalais du ciel gris et ramassais toute la terre que je pouvais emporter. Je détalais du ciel un peu chargé et remplissait la mer à toute vitesse... J'étalais, je détalais, j'en foutais partout. J'étalais du noir et des verts d'eau dans le ciel bleu J'étalais, je détalais… je mélangeais tout pour tout recommencer !
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;
(Sur Dubtribe – Memory part. 1)
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM-planche-nW.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM-planche-nW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/1600/VEM-planche-cW.jpg"&gt;&lt;img style="cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/1914/2982/400/VEM-planche-cW.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
Je pensais, je dépensais ; j’étalais, je détalais la mer d’origine et les flaques un peu molles, des figures d’eau vaseuse et la terre qui déborde.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;Le travail comprend des tirages sur papier au format 50X50cm (noir et couleur) et un film vidéo.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-c253330bd0fee780" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align: center;"&gt;Vidéo VEM I &amp;amp; II
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28187572-114776147647954950?l=vem1.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='enclosure' type='video/mp4' href='http://www.blogger.com/video-play.mp4?contentId=c253330bd0fee780&amp;type=video%2Fmp4' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vem1.blogspot.com/feeds/114776147647954950/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28187572&amp;postID=114776147647954950&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28187572/posts/default/114776147647954950'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28187572/posts/default/114776147647954950'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vem1.blogspot.com/2006/05/premier-voyage.html' title='PREMIER VOYAGE'/><author><name>jean-Luc Gantner</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/-mRvgoJL0ohM/TX8U-FgjFwI/AAAAAAAAEbo/VZoUQW5Bq_c/s220/photomobile%2B0.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
